Monday, June 6, 2016

Les trésors des "Puits de Données"

Le monde est devenu "Data Centric", c'est un fait. La civilisation découvre, par delà l'automatisation qu'elle a connue, l'omni présence des données crées à cette occasion, et surtout des avalanches d'informations disponibles qui retracent les comportements des prospects, des clients, les "chat" sur les réseaux sociaux, les "logs", les moindres frémissements des objets connectés.

De nouvelles promesses apparaissent autour des Big Data, du marketing prédictif et autres machines learning. Un nouveau monde avec de nouveaux modèles d'affaire et une émergence technologique foisonnante.

Pour autant, l'ancien monde, celui du patrimoine d'applications existantes, reste au centre du SI opérationnel dans la majorité des cas. Surtout, il rythme les processus, se colle à la réglementation, à l'organisation qui structure encore la masse des emplois.


Le grand écart


Les entreprises et organisations voudraient tirer le meilleur de ces deux mondes, avec la nouvelle intelligence que procurent les "Data Lab", et en préservant l'acquis du SI existant.

On peut voir entre ces deux mondes une rupture de méthode, d'outils de développement, voire une rupture dans les modèles même de représentation des données, avec l'alternative SQL-NoSQL.

On peut voir aussi d'une part le fameux cycle en cascade qui a présidé aux développements selon l'ancienne école du Génie Logiciel, et d'autre part les démarches agiles, incrémentales.

Il y a bien, sur tous ces aspects, deux mondes de l'IT, avec un écart qui ne cesse de se creuser.

Le cas de l'architecture du SI


Le clivage se retrouve aussi au niveau plus global de l'Architecture du SI.

L'ancienne école avait l'ambition de déployer des niveaux de modélisation depuis le Business, jusqu'aux couches techniques. Cette approche demeure majoritaire dans les grandes structures, car opérationnelle pour le SI existant, et surtout maintenant intégrée à la culture d'Entreprise et aux cursus professionnels. Une représentation simple et efficace s'est imposée pour la "couche fonctionnelle", fortement pratiquée en France, est celle du POS (plan d'occupation des sols, selon l'ancienne terminologie des l'urbanisme du droit des sols français), qui est une référence incontournable comme "Carte d'Etat Major" des grandes manœuvres du SI.

Dans le nouveau monde des Big Data, de l'agile, et de toute la mouvance Open Source, il ne se dégage pas encore de "Big Picture" de référence. On trouve même des débats sur les critères de classement des composants, qui divisent les experts.

Pourtant, réduire l'écart entre les deux mondes passe au premier chef par l'architecture du SI. Permettre la dynamique, la synergie entre ces mondes, est typiquement une question d'Architecture.

Le cas des données


Les données seraient l'or de notre nouvelle civilisation. Elles sont au centre d'enjeux entre les individus, les entreprises, la collectivité. Le cadre réglementaire se durcit, en même temps que les océans de données et autres Data Lake deviennent immenses, incommensurables.

La complexité galope plus vite que toutes les bonnes intentions de gouvernance et de maîtrise... vouloir faire un POS de données, une cartographie exhaustive, vouloir tout sécuriser, contrôler sera-t-il possible ?

Une telle "pensée totale" a-t-elle des chances de succès ? Est-elle praticable face au foisonnement actuel, sans en tuer l'énergie débridée ?

Le chemin innovant des "Puits de Données"


L'approche par les Puits de Données est en rupture avec les stratégies méthodologiques habituelles. En effet, comme dit ci-dessus, celles-ci se sont développées par niveau, et dans un classement systématique des zones ou quartiers. Elles privilégiaient la vision statique : les cartes de fonctions, de référentiels de données.

Les Puits de Données, a contrario, sont centrés sur :

  • le noyau de d'informations partagées, noyau réduit et non extensif, simple à maîtriser,
  • les fondamentaux des événements du monde réel : une vision de la réalité dynamique, qui est, dans sont modèle, d'une surprenante stabilité,
  • une implémentation unique depuis la vision business jusqu'aux couches techniques, ce qui évite les tentatives bureaucratiques d'architectes de tous bords, et fédère les acteurs du SI sur une même plateforme commune des noyaux du SI.


Toutes ces qualités des Puits de Données, posent ce concept comme réponse centrale, et probablement unique, aux défis de convergence exposés ci-dessus.

Les outils de gestion des données


Le concept de "Puits de Données" ne fait pas partie des standards du Consulting. On constate facilement dans l'avalanche de messages sur l'Architecture d'Entreprise, structurés par les diverses écoles de pensée d'Architecture certifiantes. De même au sein des sirènes du Big Data, voire des prescriptions de l'Open Data.

Cependant les approches se "modernisent", de nouveaux instruments de management, d'audit des données, avec des représentation graphiques macroscopiques, voient le jour. Ils sont mobilisables pour les fusions-acquisitions (voir par exemple).

Un nouveau champ d'expérience et d'exploration est ouvert.

Les "Puits de Données" sont de petits repères sur ce chemin innovant, repères praticables, simples, mobilisables rapidement. Point n'est besoin d'outil sophistiqué, car, à ce niveau réduit, ils s'agit d'évidences démontrables par un POC (Proof of Concept) rapide et peu coûteux. Ce sont là les trésors des Puits de Données, pivots de l'Architecture Flexible.

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